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“bric à brac de breloques répandus sur le sofa rose
fendu par endroits sur l’assise creusée
de son postérieur imprimé sur l’alcantara
elle chavire s’étend de tout son long
sa poitrine indique qu’elle respire alors que son corps s’abandonne devant le poste de télévision
plus rien ne fuse dans la pièce, les ondes et les lumières se diffusent
ses muscles faciaux se relâchent
ses glandes sébacées suintent
peau grasse de saucisson
son cerveau mâche des déceptions
vespa ou vespasienne des raisons de sa haine
dans ce sas qu’elle appelle salon - immobile elle voyage
elle accueille non des invitées mais des tribunaux de relations passées
ses ongles se raccourcissent grâce à la lime de ses dents
ses onglets s’allongent de fenêtres virtuelles sur des paysages fermés
elle cherche des réponses sur des intelligences artificielles, dans son signe de Bélier
c’est un saule - c’est un tilleul
soit elle pleure soit elle gueule"
Poésie en philosophie, recueil de chroniques radio de poèmes, 2025-2026
"Et moi qui cours sans direction
Qui cours pour ne pas m’effondrer
Parce que le mouvement est un doigt à la mort
Je fonce vers toi et au-delà
Je me presse d’avancer au point de m’oppresser
De bloquer des muscles entiers dans mon élan
Mon dos est fatigué de porter ton fantôme
Mes épaules lasses du poids de mon espoir
Je dois me relever
Surtout ne pas m’arrêter
Ne pas observer ton absence de reflet dans une flaque"
le creux du poplité qui te dégage, recueil de poèmes, 2025
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